Est-ce que c’est le bon moment de passer recruteur indépendant ?


Hello, Hello ! Bienvenue sur le blog de Wink ! Aujourd'hui c'est Amélie Arnaud, fondatrice d’Happy Recruteur qui prend la plume pour cet article ;) ! 🚀


Mon projet depuis 2019 est d’accompagner les recruteurs indépendants sur une activité stable et épanouissante par le biais d’une formation. Et peut-être que toi aussi, tu penses te lancer bientôt à ton compte ? Mais... Confinement, déconfinement, re-confinement, couvre-feu, ... C’est un peu flou en ce moment, je te l’accorde 😅 Donc tu te demandes VRAIMENT, si c’est la bonne période pour devenir recruteur freelance.


Et aujourd'hui, je réponds à cette question et te donne mon avis sur la réplique : Est-ce que si je passe freelance maintenant, je ne vais pas me planter ? Si tel sont tes doutes, cet article est fait pour toi ! On va parler de l’avant Covid, des tendances du marché actuel post-Covid, des bonnes raisons de se lancer maintenant et des aides aux créateurs d’entreprises,

let’s go ! 👇


1. La vie de recruteur freelance avant / pendant le Covid

Pour te faire un petit état des lieux de la situation actuelle et savoir si tu dois lâcher ton CDI et passer du côté obscur de la force (oui, tu vas t’habituer à mon humour, promis! 😂 ), on va revenir à l’époque où il n’y avait pas de pandémie mondiale.

Période de l’avant Covid (ce que j’appelle le « retour vers le futur ») : C’est un fait, les recruteurs indépendants existent depuis des années. On va imaginer des recruteurs du type chasseurs de têtes très qualifiés (en moyenne 10 ou 20 ans d’expérience dans le recrutement) qui étaient souvent positionnés sur des recrutements généralistes très axés top management. Puis vers 2018/2019, une petite vague de recruteurs a souhaité se lancer dans l’aventure, plus jeune, plus visible et avec des positionnements plus précis. C’était tout nouveau pour beaucoup de monde, avant on parlait très peu du recrutement indépendant. Au fil des mois, on a commencé à recueillir des feedbacks sur l’expérience freelance. C’est à peu près à cette période que je me suis lancée et que j’ai créé Happy Recruteur pour la petite histoire 🙂

Puis grâce à de nouveaux acteurs, la démocratisation du métier de freelance, des retours d’expériences de plus en plus nombreux et une envie profonde des salariés de créer leurs entreprises et d’obtenir la liberté ultime, une plus grosse vague de recruteurs s’est lancée en 2020 ! 🌊

En plus de cela, notre métier a commencé à intéresser d’autres métiers venant de secteurs différents : salariés du digital, des ressources humaines (RH), du marketing et même de la tech. Et, ils ont tous pour objectif de devenir recruteurs et c’est tout à leur honneur. Sauf que beaucoup d’entre eux ne sont ni formés, ni accompagnés dans leurs projets, en plus d’un réel manque d’expérience et de compétences dans le recrutement, notamment dans le sourcing.

En fait, la vision un peu cliché du recrutement : « c’est facile, j’appelle un candidat, je le place et je gagne 5.000 euros » a fait une mauvaise publicité à notre activité. Les plateformes de freelances (comme par exemple Malt) ou les bourses aux missions (comme par exemple Hunteed) ont commencé à être un petit peu saturées. Il y a donc de plus en plus de concurrence entre recruteurs pour le nombre de missions clients que proposent ces plateformes.

Donc, les nouveaux sans appétences business, sans réseau et sans visibilité ont eu du mal à décoller et à trouver des clients « en direct ». Ils sont donc dans une position précaire et n’arrivent pas à sortir de CA. Et d’un autre côté, il y a une vraie évangélisation de notre valeur ajoutée qui amène les clients à se détourner des cabinets de recrutement pour prendre des freelances et donc une hausse constante des missions.

C’est un bref résumé, mais c’est un peu comme cela que j’ai vu les choses de mon côté (à la fois en tant que recruteuse indépendante et à la fois en tant que formatrice de recruteurs indépendants, j’avais un peu les 2 côtés pour me construire un avis). Mais au final tout le monde y trouvait à peu près son compte ! 😊


La période du pendant Covid : Puis le Covid (ou « la » Covid, mais entre nous, je ne m’y ferai jamais 😅 ) est arrivé et a percuté de plein fouet, on ne va pas se le cacher, le business en mettant une petite claque à pas mal d’entre nous. On a pu voir les répercussions directes sur notre quotidien : arrêt des missions, devis annulé, moins de demandes clients, prix au rabais, coupe budgétaire, projet en stand by, etc... Bref, c’était une période compliquée qui a divisé par 2 ou 3 mon montant de facturation sur 3 mois pour vous donner une idée concrète.


On le sait, les freelances ont été les ressources que les entreprises ont rapidement mis de côté durant les premiers mois de la crise. C’était un vrai coup dur pour pas mal de monde, mais en même temps , tous les autres métiers freelances, entreprises ont aussi été touchés,... Bref, on était tous dans le même bateau et on s'est tous senti un peu perdu dans durant cette période.

Ensuite, nous avons déconfiné (bonne nouvelle!), mais on tombait presque pile-poil (pas de chance 😆 ) dans les mois creux du recrutement (la saisonnalité du recrutement qui fractionne l’année en mois « ON » et en mois « OFF » niveau business). Pour ceux qui étaient bien installés, les missions ont repris normalement, par exemple je suis repartie avec du TJM à 3 jours par semaine directement sur le mois de déconfinement. Mais pour ceux qui se lançaient à peine, c’est devenu compliqué de se faire une place chez des nouveaux clients (et c’est normal, il faut du temps au temps!).

Les vacances sont passées et la première rentrée de septembre 2020 sous Covid est arrivée. On a pu constater une rentrée plutôt active dans le secteur du recrutement, avec une belle reprise des mandats mais des budgets plus serrés. En effet, les entreprises se sont adaptées à la situation, même si on n’est pas sur la même quantité de demandes clients que N-1. Mais bon, les entreprises recrutent de nouveau, le télétravail se généralise, ça redémarre, doucement mais plutôt sûrement. On notera quand même un manque de vision sur du moyen et long terme qui met à mal, beaucoup de stratégies d’entreprise. Le secteur de l’IT est clairement favorisé et représente le plus grand nombre de demandes missions, c’est donc à privilégier pour ton positionnement, contrairement au positionnement sur des métiers supports (tel que marketing, communication, etc..). Un bilan positif pour le marché de l’IT et en progression pour le reste.

Depuis, on a commencé la rentrée de Janvier 2021 et le marché du recrutement freelance est stable. La France vit encore au rythme de la crise sanitaire mais les résultats sont quand même encourageants. Voilà, un peu le bilan de l’avant / pendant Covid, je ne veux pas faire de généralités, mais c’est comme cela que plusieurs acteurs du marché ont ressenti la situation. Donc pour moi, c’est un grand « Oui, tu peux te lancer, mais en étant formé et accompagné ». D’ailleurs, on voit toute de suite les bonnes raisons pour tenter l’aventure 👇


2. Les (très) bonnes raisons de se lancer

La première bonne raison pour se lancer recruteur indépendant, c’est que le marché se passe plutôt bien comme on a pu le voir tout à l’heure et que les missions de recrutement sont de plus en plus demandées par les clients. Mais en plus je t’ai listé quelques coup de boost pour vraiment te convertir :

1/ La crise mondiale du Covid-19 affecte particulièrement les entreprises, on est ok. Mais les clients n’ont pas disparu, ils ont peut-être une petite baisse en termes de besoin en recrutement. Prendre un freelance pour un client devient aussi une nouvelle opportunité de bénéficier d’une compétence opérationnelle sur du court terme, ce qui aujourd’hui n’est pas forcément possible avec le fait de prendre un salarié. Donc, 1 point pour nous.

2/ Restons optimistes, voyons les choses du bon côté. Déjà parce que c’est bien d’être optimiste dans la vie 😇 et surtout parce que le recrutement RESTE un besoin primordial pour toutes entreprises. 2 points pour nous.

3/ Si tu es bon recruteur et que tu amènes du résultat, tu trouveras des clients. Quand une entreprise trouve un partenaire efficace qui lui amène des bons candidats, crois moi, il ne va pas s’en détourner (en plus du système de bouche à oreille mis en place naturellement s’il est satisfait, et donc un pipe en continu de prospects, sans besoin d’aller les chercher - le graaaaaal)

4/ Si tu apprends à te démarquer (c’est d’ailleurs ce que je t’apprends dans mes formations), tu trouveras des clients. Et quand je dis « démarquer », je l’englobe dans le sens large : une visibilité, une façon de faire bien à toi qui fait de ta marque une signature, la constitution d’un réseau, un positionnement porteur (je pense au domaine de l’IT), un branding, une stratégie de contenus, etc... Bref, il va falloir fournir encore plus d’efforts qu’avant pour taper dans l’oeil de tes prospects. Plus tu es différent, plus tu es intéressant (je prends souvent l’exemple du perroquet bleu au dessus de ma tête que j’ai arboré pendant 1 an sur LinkedIn, du jamais-vu dans le côté ultra conventionnel de ce réseau, et ben la stratégie c’était de marquer la personne, de l’intriguer, de lui donner envie de me contacter et de la convertir par la suite au téléphone - stratégie perroquet, retiens bien!).

5/ « Télétravail Party » = tu vas pouvoir faire du télétravail à ta guise, plus besoin d’accepter des missions et de se déplacer obligatoirement dans les locaux, et ça c’est un plus non négligeable. Par exemple, j’ai fait un contrat de 5 mois au TJM sans jamais (je répète, JAMAIS) faire une rencontre physique avec mon client, ni même une visio!).

6/ Tu sais il n’y a pas de bon ou de mauvais moment (si tu as la réplique, mets un commentaire 😂 ). Il y a de plus en plus de projets autour du recrutement indépendant, des plateformes de bourses aux missions sur différents secteurs, des cabinets qui s’ouvrent aux indépendants, ... tu sais ce que ça veut dire ? Qu’il y a du business, tout simplement. Que c’est un marché porteur et que si tu as envie, tu y arriveras.

Petite mise en garde

(désolé, je ne vends pas du rêve, je vends une réalité 😅 ) Si le freelancing comporte de nombreux avantages, le statut est encore très, très, peu protégé (on n’a pas vraiment bénéficié du Fond de Solidarité par exemple, le droit au chômage n’existe pas en cas de pépin et le régime maladie / retraite est pas fou fou en plus de la précarité si tu ne trouves pas de clients).

->Quelques signes qui ne trompe pas :

Je te conseille de ne pas te lancer si dans un premier temps, tu n’aimes pas la solitude, parce que clairement, c’est notre quotidien en tant que recruteur. Concernant la partie prospection, il faut avoir un minimum de bases et d’appétences sur la partie business pour trouver ses premiers clients. Ce qui inclut également de se mettre en avant et de se vendre auprès de ses potentiels prospects. Tu ne peux pas te lancer recruteur indépendant si tu te dis : « je ne veux pas gérer de client » ou « je ne veux pas prospecter », ça va de pair. Même si tu as toute la motivation du monde, il ne faut pas exclure la possibilité que ça ne fonctionne pas pour toi ! Et c’est un risque à prendre, mais il existe quand même des petits coups de boost pour toi 👇



3. Les coups de boost pour te lancer

Il existe 2 aides actuellement pour les freelances en devenir (je n’ai pas mis le Fond de Solidarité, parce que très peu en bénéficient vraiment), n'hésite pas à te renseigner plus en détails pour savoir si tu es éligible : L’ACCRE/ACRE : Cette aide est ouverte aux non-chômeurs. Tous les créateurs d'entreprise peuvent en bénéficier. C'est une exonération des cotisations sociales durant 1 an, sous conditions (moins d’impôts, tout ce que l’on aime!). L’ARCE : Cette fois-ci, il s’agit bien d’une aide destinée aux chômeurs, et uniquement à ceux qui bénéficient de l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi = plus communément appelé « le pôle emploi »). Tu as le choix entre

a) toucher toutes tes allocations étalées sur 2 ans voire plus,

b) toucher 45 % étalées sur 6 mois. En plus des aides de l’état, tu peux bénéficier de l’aide d’autre structures qui sont là pour t’aider dans ton projet :

Wink





Chez Wink est une start-up incubée à la Station F et nous misons sur la technologie et l'humain pour améliorer les recrutements. En plus d'avoir créé un outil tech permettant une évaluation global de chaque candidat, nous avons constitué un collectif de recruteurs indépendants, parfait pour vivre pleinement cette nouvelle vie !




Happy Recruteur



Je m'appelle Amélie et je suis moi-même recruteuse freelance. Depuis 2019, j'accompagne les recruteurs à passer indépendant avec des formations (👉: lien) finançables par ton CPF !

J’accentue notamment mes modules sur la création de ton offre, la prospection et la gestion de ton sourcing, on peut d’ailleurs en discuter par téléphone, si tu as des questions, je te laisse mon agenda à disposition 👉lien agenda


4. Conclusion

Pour moi et pour conclure cet article, qui dépasse les 2000 mots (je me suis beaucoup trop emballée 😅 ), cette crise va continuer à renforcer la tendance du « Je veux passer freelance, c’est un choix », parce qu’on a tous (et encore plus depuis le Covid) ce besoin de donner un sens à ce que l’on fait.

Et pour beaucoup d’entre nous, notamment par rapport à mon expérience, passer freelance à donné un sens à mes projets et à mon métier.

Je te souhaite donc, par avance, de faire le plus beau lancement de la Terre en tant que recruteur indépendant ! 🙏

PS : Je te souhaite aussi, de te faire former au début par moi (👉here pour le lien) puis de te faire accompagner dans la suite de ton activité par Wink (👉 here again pour le lien ). Merci pour ta lecture et au plaisir d’échanger,

Amélie ARNAUD.

(Wild & Free)


& l'équipe Wink ;)